Pourquoi les végans ont tout faux

Je suis tombé sur cet article sur le site de Libé : Pourquoi les végans ont tout faux et il m’a tellement fait rire que je souhaitais le partager avec vous !

Je vais me permettre de “répondre” à quelques arguments en essayant d’être d’aussi mauvaise fois que les auteurs de cette tribune !

Lovis Corinth Geschlachtetes Schwein 1906

Le titre : “Pourquoi les végans ont tout faux”

Un bon putaclic des familles.

Pas de point d’interrogation donc on est dans l’affirmation ; la suite nous le prouvera, aucune question ouverte, aucun argument contre argument : on est dans la dénonciation d’une conduite extrême et mortifère !

L’accroche

Ils prônent une rupture totale avec le monde animal […]

Ah non, outre la généralisation faite dès le premier mot de l’article, tu as mal compris mon bon ami. “Ils” prônent l’arrêt de l’exploitation des animaux.

[…] alors que manger de la viande a toujours fait partie de l’histoire humaine […]

et plus tard :

Depuis douze mille ans, nous travaillons et vivons avec des animaux […]

J’en conclus donc que l’humanité a 12 000 ans.

Juste pour le fun, on peut faire un rapide calcul : disons que l’humanité a environ 3 millions d’années, elle mange donc de la viande depuis toujours depuis 12 000 / 3 000 000 = 0,004 % de son existance.

Drôle de définition de “toujours”.

[…] un moment essentiel de partage […]

C’est bien connu, les vegans ne partagent pas. On bouffe tout seul mon bon monsieur, viens pas nous faire chier.

Introduction

Ils sont peu nombreux, mais ils ont une audience impressionnante.

Ah, un bout de vérité apparaît : nous sommes peu nombreux.

L’audience impressionnante, difficile à dire, mais vu le nombre d’articles comme celui-ci qui cherchent à faire peur ou dénigrer le véganisme, je pense que ce mouvement dérange.

[…] celui de l’émotionnel et d’une morale binaire, le bien, le mal […]

C’est vrai que le titre “Pourquoi les végans ont tout faux” n’est pas du tout issu d’une morale binaire…

D’où le succès de la propagande végane, version politique et extrémiste de l’abolitionnisme de l’élevage […]

Alors là, on est dans quelque chose de magnifique, un concentré de connerie… décorticons :

  • Propagande“ : ah ! On rentre dans le dur. L’utilisation d’un vocabulaire de guerre est toujours plus efficace pour convaincre son lectorat que celui dont on dénonce les actions est un ennemi.
  • version […] extrémiste de l’abolitionnisme“ : continuons sur les termes réducteurs et effrayants MAIS en ajoutant un magnifique paradoxe.

[…] aujourd’hui, les opinions contraires, pourtant majoritaires, doivent se justifier par rapport à elle […]

Là on est plutôt dans la méconnaissance totale de ce que vit un végan au quotidien : questions permanente sur l’alimentation, les carences éventuelles, et si tu as des enfants ? Et si tu fais du sport ? Et si tu es invité chez des gens ? Et pour les vêtements ? Tu dois avoir froid l’hiver ! Et si l’animal est abattu humainement, tu le manges quand même ? Et ça te manque pas une bonne côte de bœuf ? Quand même le fromage, tu dois être frustré ?…

[…] le mauvais coup que porte le véganisme à notre mode de vie […]

L’Occident et les riches des pays du Sud consomment trop de viandes […]

Absolument.

[…] les systèmes industriels ont changé l’animal en machine à transformer la cellulose des plantes en protéines bon marché […]

Uniquement bon marché car subventionnées massivement par la PAC.

[…] pour le plus grand profit des multinationales et au détriment des paysans, des consommateurs, des sols, de l’eau et des animaux. Le bilan sanitaire et écologique de ces rapports de travail indignes aux animaux est tout aussi mauvais que celui du reste de l’agriculture productiviste […]

On est d’accord.

Ceci étant dit, regardons un peu les arguments avancés par les végans.

J’ai hâte.

Les végans vont sauver les animaux

Depuis douze mille ans, nous travaillons et vivons avec des animaux parce que nous avons des intérêts respectifs à vivre ensemble plutôt que séparés.

Ne revenons pas sur les 12 000 ans de l’humanité, mais concentrons-nous sur la question de “l’intéret” de l’animal d’élevage à vivre “avec” l’Homme.

Déjà, nombre de ces animaux ne voient pas le moindre humain au cours de leur courte existance.

Ensuite, comme le dit si bien le proverbe : “Si c’est gratuit, c’est toi le produit.”.

Les animaux domestiques ne sont plus, et depuis longtemps, des animaux «naturels».

On est d’accord.

Et, grâce au travail que nous réalisons ensemble, ils ont acquis une seconde nature qui fait qu’ils nous comprennent, bien mieux sans doute que nous les comprenons.

Au travail que nous réalisons ensemble

Je vous invite à essayer de réaliser une partie du travail qu’une vache laitière fait chaque jour, surtout si vous êtes un homme, vous allez kiffer je pense.

Ainsi est-il probable qu’ils ne demandent pas à être «libérés».

Pour preuve, cette vidéo de vaches tellement déçues d’avoir été libérées :

Ils ne demandent pas à retourner à la sauvagerie.

Beh non, tu l’as dit Boufi, je te re-cite : “Les animaux domestiques ne sont plus […] des animaux «naturels»”.

T’as mangé un poisson rouge ou quoi ?

Ils demandent à vivre avec nous, et nous avec eux, ils demandent à vivre une existence intéressante, intelligente et digne.

Très bel anthropomorphisme… et encore, apparemment les auteurs de cette tribune, euh… bah leur vie n’a pas l’air très intelligente, ni digne en fait.

Le véganisme va nous sauver de la famine

Jusqu’à il y a peu, rappelons-le, les hommes et les femmes mouraient vite de trois causes possibles : les maladies infectieuses, la guerre et la faim.

Oui, vous oubliez un peu vite la mortalité maternelle et infantile mais on n’est pas à une approximation près hein.

Or, depuis la fin du XVIIIe siècle, dans nos pays européens, et depuis les années 60 dans l’ensemble du monde, il n’existe plus de famines liées à un manque de ressources.

Va dire ça aux “plus de 25 000 personnes meurent chaque jour de sous-nutrition et plus de 800 millions de personnes sont chroniquement en sous-nutrition” (Source).

Quand des gens meurent de faim quelque part, c’est parce que d’autres l’ont décidé.

Oui, c’est quand tu décides de manger un produit issu d’un animal nourri avec des végétaux, ceux-là même qui auraient pu nourrir les populations locales (Source).

On ne voit pas en quoi le véganisme changerait quoi que ce soit à cette réalité.

Bah je vais t’expliquer encore, j’ai tout mon temps : on élève et on tue plusieurs dizaines de milliards d’animaux chaque année dans le monde. À ton avis, combien d’humains est-ce qu’on pourrait nourrir à la place de ces animaux ?

Le véganisme va sauver l’agriculture

Ce serait même exactement l’inverse.

Ah bah merde, j’avais cru moi, avec ton titre.

Si les famines ont disparu de notre sol […]

Elles n’ont pas disparu (Source).

Et la polyculture-élevage, pourvoyeuse de ce qui se fait de mieux pour nourrir un sol, le fumier.

Une source ou des chiffres pour évaluer ce qui se fait “de mieux“ ? Un petit comparatif avec le compost alors ? Oui ? Ah non, dommage…

Une des meilleures idées que l’homme ait jamais eue.

Le fumier serait une idée de l’Homme…

Donc t’as jamais compris le principe et l’intérêt, que dis-je, la meilleure idée qu’aient jamais eu les arbres : les fruits !

Tu vois pas le rapport ? Je t’invite à regarder ton caca après avoir mangé une tomate ou un maïs, tu comprendras. Et si t’as toujours pas compris, va faire caca dans ton jardin et reviens dans quelques mois, tu comprendras.

Les animaux sont alors devenus des machines dont la seule utilité est de générer des profits, aux dépens des paysans et de l’environnement.

On est tellement d’accord que t’as oublié de finir ta démonstration pour prouver que les végans n’allaient pas sauver l’agriculture.

Le véganisme va sauver notre alimentation

Il serait temps qu’on serve à quelque chose, je m’impatiente.

Le véganisme propose de se passer des animaux, pour les sauver.

Correction : de se passer des animaux, pour éviter leur exploitation. Vous êtes un peu comme eux, on pourra pas tous vous sauver.

Retour à la case départ : l’agriculture sans élevage, c’est l’agriculture famineuse parce qu’elle épuise les sols.

Non, ce qui épuise les sols c’est l’agriculture intensive.

Ce sont des rendements ridicules pour un travail de forçat car le compost de légumes est bien moins efficace pour faire pousser des légumes que le fumier animal.

J’ai un secret pour toi : l’Homme aussi est un animal et fait caca, si t’aimes pas le compost.

Une nouvelle fois, tu te perds dans ta pseudo démonstration, je ne vois pas en quoi on ne sauve pas l’alimentation à ne pas manger de produits animaux.

Le véganisme sauvera notre santé

Tuer l’animal, c’est mal […]

Quelle belle rime.

[…] manger de la viande, c’est destructeur […]

Ah bah râté, t’as pas compris le principe, il fallait finir la phrase en “ande” : par exemple, “manger de la viande, seulement le weekend”.

Car les études montrent que la consommation de viandes est corrélée au cancer.

Et le cancer, c’est bien. Ah non, c’est mal. Attends, je suis plus. J’en suis où. Quoi ?

Et puis quelles études d’ailleurs ?

Sauf que ces études ont été principalement menées aux Etats-Unis et en Chine […]

Beh oui, on va pas faire des études comme ça en France non plus, tu crois quoi. Enfin, on n’en sait rien puisque l’article ne cite aucune source.

Quant aux études démontrant la longévité supérieure des végétariens […]

Elles sont fausses ! Elles sont mensongères ! Elles sont exagérées ! Elles sont manipulées !

[…] elles sont biaisées […]

J’étais pas loin.

[…] par le constat que ces publics consomment aussi très peu de produits transformés, peu de sucres, ils font du sport, boivent peu, ils ont une bonne assurance sociale, etc.

On est des putain de génie mon gars !

Ou bien, on est chiant (suivant le point de vue).

Quelle est la responsabilité des légumes dans leur bonne santé ?

Eh oui, car comme tout le monde le sait, les vegans ne mangent que des légumes.

Difficile à dire !

Bah ferme ta gueule alors.

Ce qui importe, c’est le régime alimentaire et le mode de vie équilibrés.

On est d’accord.

En comparaison, manger végan, l’absolu des régimes «sans», c’est se condamner à ingurgiter beaucoup de produits transformés […]

Ah bah merde, je croyais qu’on mangeait que des légumes… c’est pas facile à suivre ton histoire. Et puis, une nouvelle fois Boufi, tu l’as dit toi-même : “consomment aussi très peu de produits transformés”. On dirait que la consommation de produits animaux te pourrit complètement la mémoire.

Une si belle contradiction, juste à quatre lignes d’intervalle, c’est beau.

Sans omettre d’ajouter la précieuse vitamine B12 à son alimentation.

Ah bah tiens pour une fois tu t’es pas planté !

Là où tu te plantes, c’est quand tu penses que tu ne te supplémentes pas toi-même en B12 : “La grande majorité de la vitamine B12 produite dans le monde est destinée aux animaux d’élevage.” (Source).

Le véganisme va sauver l’écologie

Avec ce retour au naturel, l’écologie est sauvée.

Beh oui.

Et bien non.

Ah merde, encore râté.

Car ayant expulsé les animaux domestiques, il n’y a plus rien pour maintenir les paysages ouverts, ceux des prairies, des zones humides, des montagnes et des bocages.

Alors, pour les prairies, je dis pas. Mais le reste : les zones humides vont disparaître ? Les montagnes vont s’écrouler ?

Sans parler des forêts qui reprendraient leur droit et permettraient de capter plus de CO2 que les prairies ou les champs qu’elles remplaceraient. Une vraie catastrophe écologique…

Sauf à obliger chômeurs, prisonniers et clochards à faucher et à couper les herbes, ou à produire des robots brouteurs.

Mais de quoi tu parles ? Faut arrêter le schnapps papi.

Les vaches et moutons sont les garants de l’extraordinaire diversité paysagère qui fait la France […]

La fameuse extraordinaire diversité des champs de maïs et de blé à perte de vue.

[…] qui est aussi celle de notre assiette […]

De la viande et des patates.

Le véganisme est une position politique émancipatrice

[…] fiers de dire «je suis végan», comme s’ils participaient à une action révolutionnaire […]

Oh, mais c’est une révolution, surtout dans un pays conservateur comme la France.

[…] si leurs actions contre les abattoirs ou les paysans vendant leurs fromages sur les marchés relevaient de la résistance à l’ordre établi […]

Eh oui, tous les végans sont des activistes violents.

Moi-même, je tue et je mange un omnivore chaque jour de pleine lune.

[…] le véganisme ne participe pas à l’émancipation des animaux […]

Sauvez un éleveur, mangez un vegan.

Au contraire, en défendant une agriculture sans élevage et un monde sans animaux domestiques, c’est-à-dire sans vaches, ni chevaux, ni chiens, ce mouvement nous met encore plus dans les serres des multinationales et accroît notre dépendance alimentaire et notre aliénation.

Que viennent faire les vaches, les chevaux et les chiens dans le combat contre les multinationales et la dépendance alimentaire ?

Les théoriciens et militants végans ne sont pas des révolutionnaires, ils sont, au contraire, clairement les idiots utiles du capitalisme.

Ah d’accord, pardon, si on est clairement bête alors… et en plus clairement les suppôts du capitalisme, ça change tout.

Le véganisme est l’ambassadeur de l’industrie 4.0

Ahhh, mon passage préféré. L’industrie 4.0.

Le grand danger de ce début du XXIe siècle est bien l’invention d’une agriculture sans élevage.

D’ailleurs, on est en état d’urgence en France depuis 3 ans, à cause de l’agriculture sans élevage. On a établi les accords de Paris à la COP21 parce que certains ont créé des fermes sans animaux. Et les robots tueurs en Corée du Nord, c’est parce qu’il n’y a plus de vaches pour brouter et qu’on a mis des robots à la place.

Tu savais pas ? Lis Libé, tu seras bien informé.

On ne compte plus les investissements et brevets déposés pour produire de la «viande» en cultivant en laboratoire des cellules musculaires de poulet, de bœuf ou de porc ou produire du lait et des œufs à partir de levures OGM.

Alors, on va reprendre du début : si, à la base, tu prélèves les cellules d’un animal, c’est que t’es pas vegan. Donc ta viande de merde faite en laboratoire, c’est pas des vegans qui la font.

Les promoteurs de cette agriculture cellulaire se recrutent au sein des grandes firmes (Gafa, milliardaires et fonds d’investissements puissants).

Les fameux GAFA vegans.

Les premières viandes artificielles pourraient être introduites sur le marché sous forme de carpaccio avant que soient commercialisés avant dix ans de «vrais-faux» morceaux produits in vitro.

Et…

Des amas de protéines qui auront poussé à grands jets d’hormones pour favoriser la croissance et d’antibiotiques pour éviter les contaminations.

… où sont les vegans dans cette histoire ?

En vérité, le véganisme ne va pas nous sauver

Ohhhh, quelle déception ! Je ne m’y attendais pas du tout ! Oh la la !

Le véganisme est dangereux.

Ça fait peur.

Il menace de nous condamner à la disette en nous ramenant à l’agriculture prédatrice des temps anciens.

Ça fait encore plus peur !

Il menace de ruiner les pratiques alternatives, comme le bio […]

— Oh mon dieu comme c’est effrayant !
— Pourquoi tu dis ça ?
— Je sais pas, mais si c’est écrit, c’est que c’est vrai.

Il menace de nous condamner à dépendre d’une alimentation industrielle 4.0

— C’est quoi une alimentation industrielle 4.0 ?
— Ta gueule, on s’en fout, ça fait peur c’est tout.

Il menace d’uniformiser nos paysages.

Tellement diversifiés dans nos campagnes avec ces belles monocultures sur des centaines d’hectares.

Il menace paradoxalement de nous faire perdre notre humanité incarnée et notre animalité en nous coupant des réalités naturelles par des zoos virtuels, des paysages transformés en sanctuaires, avec des chiens et chats remplacés par des robots.

C’EST À BOIRE, À BOIRE, À BOIRE REEEE !
C’EST À BOIRE QU’IL NOUS FAUT HOHOOOO !

Le véganisme est l’allié objectif d’une menace plus grande encore.

Vegan Wars, la menace fantôme.

[…] s’enfermer dans des villes, alimentées par des flux de molécules et des flux de données.

Tout est flux.

Plus de sale, plus de propre […]

Que… quoi ?

Oui, véganisme rime avec transhumanisme.

🙃 🤔 😁 🙄 😂 🧐 🤣 🤨 🤪

Et que dire de journalisme.

Un monde terrifiant.

Ah ça, t’as bien fait ton boulot !

La consommation de la viande a introduit, dès la préhistoire, l’obligation du partage […]

Eh oui, avant la viande, on était des gros crevards, on partageait pas nos framboises.

[…] l’invention de la logique du don et du contre-don car un chasseur ne consomme jamais son propre gibier.

Ah oui ? C’est si con que ça un chasseur ?

Donner - recevoir - rendre est le triptyque de nos liens. Que sera l’humanité sans cet échange fondamental ?

Qu’ai-je donc fait en arrêtant de manger de la viande !

Vite !

Apportez-moi des côtelettes d’agneau.


Mises à jour

  1. Le 20 mars 2018 à 12h00 — énormément de commentaires très drôles sur l’article d’origine, je vous conseille leur lecture !

  2. Le 20 mars 2018 à 13h00 — L214 a pris le temps de répondre — sérieusement, eux — à l’article d’origine.

  3. Le 20 mars 2018 à 20h30 — excellente réponse également de Mr Mondialisation.

  4. Le 20 mars 2018 à 23h00 —
    • Sur la page d’accueil de Libé, dans la colonne “TOP 100”, 4 articles sur le véganisme dans le top 6 : Une de libé du 20 mars 2018 C’est beau.
    • La réponse d’Aymeric Caron. “Salutations antispécistes”
    • Pourquoi nous avons besoin du véganisme, toujours dans le même journal. (Pour rappel, vous pouvez lire plus de 4 articles sur Libé, en mettant votre navigateur en navigation privée…)
  5. Le 21 mars 2018 à 10h00 — Véganisme : pourquoi Paul Ariès, Frédéric Denhez et Jocelyne Porcher “ont tout faux”, certainement la réponse la plus juste et complète : “Tout cela semble révéler un certain affolement face au mouvement de revendication des droits des animaux ; exigence de justice que notre société tente, avec un succès grandissant, de porter dans le débat public.”

  6. Le 29 mars 2018 à 20h00 — La croisade spéciste de Libération, très bonne réponse de Vegactu à cette polémique orchestrée.
Pourquoi les végans ont tout faux
  • Le

Menu best of